Coupable · le plaisir de déduire
Énigme d’Einstein : comprenez la logique.
Un indice. Une certitude. L’étau se resserre.
Vous connaissez peut-être le casse-tête des cinq maisons. Découvrez comment ses indices se croisent dans une grille, puis retrouvez ce plaisir dans Coupable : une enquête originale en français, avec un meurtre à élucider chaque jour.
Jouer à l’enquête du jourL’affaire quotidienne est gratuite, sans compte ni téléchargement.
Voir l’exemple expliqué
Le flair suggère.
Les indices prouvent.
Qu’est-ce que l’énigme d’Einstein ?
Sous ce nom, on rencontre surtout le problème des cinq maisons. Des indices relient leurs couleurs, leurs habitants, leurs boissons et leurs animaux. Il faut retrouver les associations : qui habite où, qui possède quoi ? Selon la version, la question finale porte sur un poisson ou un zèbre.
La difficulté vient des informations dispersées. Un indice donne une association, un autre interdit une possibilité, un troisième précise une position ou un voisinage. Pris ensemble, ils permettent d’avancer sans connaissance extérieure. La grille sert à garder une trace de ce qui est prouvé et de ce qui reste possible.
Coupable reprend cette démarche de déduction dans ses propres affaires criminelles. Les dossiers, personnages et indices sont originaux. La méthode ci-dessous vous aide à comprendre ce raisonnement ; elle ne reproduit pas le corrigé des cinq maisons.
Comment résoudre une grille de déduction ?
1. Posez les certitudes.
Commencez par les associations données directement. Si une personne occupe un lieu, cochez cette case. Lorsque les règles prévoient une seule personne par lieu, les autres cases de sa ligne et de sa colonne sont exclues.
2. Faites parler les exclusions.
Une phrase comme « elle n’était pas dans la serre » mérite une croix, même si elle ne donne pas encore la réponse. Si toutes les possibilités sauf une sont éliminées, la dernière devient une certitude. Reportez aussitôt ses conséquences ailleurs.
3. Croisez les catégories.
Si Alice est au bureau et que le bureau contient le chandelier, Alice est associée au chandelier. Ce lien peut débloquer une autre partie du tableau. Relisez les indices après chaque découverte : une phrase inutile au départ peut devenir décisive.
Dans le classique des maisons, l’ordre compte : « à gauche de » n’implique pas forcément « juste à gauche de ». Respectez le libellé de votre version. Une possibilité séduisante reste une possibilité tant qu’un indice ne la confirme pas.
Une démonstration · aucun dossier dévoilé
Deux indices. Trois positions retrouvées.
Dans cet exemple inventé, Alice, Basile et Claire occupent trois lieux : le salon, la serre et le bureau. Chaque personne se trouve dans un seul lieu, et chaque lieu accueille exactement une personne.
- Claire se trouvait dans le salon.
- Alice n’était pas dans la serre.
Le second indice ne donne pas directement la position d’Alice. C’est en le croisant avec le premier que la réponse apparaît.
Voir les trois déductions
- Claire est au salon. Ce lieu est donc exclu pour Alice et Basile.
- Alice est au bureau. Elle n’est ni au salon, déjà occupé, ni dans la serre, d’après le second indice. Il ne reste que le bureau.
- Basile est dans la serre. Le salon et le bureau sont attribués. La dernière place est la sienne.
| Personne | Salon | Serre | Bureau |
|---|---|---|---|
| Alice | Exclu | Exclu | Confirmé |
| Basile | Exclu | Confirmé | Exclu |
| Claire | Confirmé | Exclu | Exclu |
Une coche confirme une association ; une croix l’exclut. Rien n’a été deviné : chaque marque découle d’un indice ou d’une déduction précédente. Ces positions ne désignent aucun coupable ; une véritable affaire exige aussi de relier le suspect, l’arme et le lieu du crime.
La même logique. Une affaire autrement plus louche.
À Trois-Corbeaux, les associations relient des suspects, des armes et des lieux. Le lieu du crime est établi ; vous devez trouver le suspect et l’arme qui s’y trouvaient. Une seule accusation conclut l’enquête. Mieux vaut une preuve solide qu’un air coupable.
Chaque affaire est vérifiée avant publication : une solution unique, déductible à partir du dossier. Au dénouement, la chaîne de raisonnement explique le verdict. Le briefing et la musique posent l’ambiance, si vous les lancez ; tous les indices restent accessibles par écrit.
Avant de croiser vos premiers indices
- Faut-il être bon en mathématiques ?
- Aucun calcul n’est nécessaire. Vous cherchez des associations, avec de la lecture attentive et des déductions successives. La grille vous évite de tout garder en mémoire.
- Quelle différence avec un sudoku ?
- Les deux demandent d’éliminer des possibilités. Dans un sudoku, vous placez des chiffres selon les règles des lignes, colonnes et blocs. Ici, vous associez des éléments de catégories différentes à partir d’indices rédigés.
- Peut-on jouer sur téléphone ?
- Oui. La grille se joue au toucher sur téléphone, avec une vue détaillée ou une vue d’ensemble, et s’adapte aux grands écrans. Les notes se corrigent pendant l’enquête ; l’accusation reste la décision finale.
- Et après l’affaire du jour ?
- Les quotidiennes déjà parues restent jouables dans les archives du Bureau. Leur catalogue s’enrichit chaque jour pour retrouver les enquêtes manquées et continuer à votre rythme.
Vous avez la méthode. Le Bureau a un dossier.
Ouvrir une affaireVous connaissez plutôt Murdle ? Découvrez aussi notre alternative indépendante à Murdle en français.